L’ultra-violet

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L’ultra-violet étant situé (comme l’infrarouge) au delà du spectre visible, il ne peut être considéré comme une couleur à part entière. Sa racine latine signifie au-delà du violet.

Egalement appelé lumière noire, c’est un rayonnement électromagnétique d’une longueur d’onde plus courte que celle de la lumière visible, mais plus longue que celle des rayons XIl ne peut être observé qu’indirectement, soit par fluorescence, soit à l’aide de détecteurs spécialisés.

L'ultra-violet

Ultra-violet… A, B ou C

Près de 5 % de l’énergie du Soleil est émise sous forme de rayonnement ultra-violet (UV).

Ces rayons sont classés dans trois catégories en fonction de leur longueur d’onde : les UV-A (400-315 nm), UV-B (315-280 nm) et UV-C (280-100 nm). Pourtant, en raison de leur absorption par la couche d’ozone de l’atmosphère, 99 % de la lumière UV qui atteint la surface de la Terre appartient à la gamme des UV-A. Ces trois types de rayonnements sont classés en fonction de leur activité biologique et de leur pouvoir de pénétration de la peau. Ils correspondent à trois plages de longueurs d’onde. Plus il a une longueur d’onde longue, moins il est nocif (il se rapproche de la lumière visible) mais plus il a un pouvoir de pénétration cutanée important. Quand sa longueur d’onde diminue, il possède plus d’énergie et donc est plus destructeur.

Les UV traversent l’atmosphère même par temps froid ou nuageux. Ils n’ont rien à voir avec la sensation de chaleur procurée par le Soleil, qui est due aux infrarouges. Leur intensité lumineuse est plus importante entre 11 h et 16 h et à haute altitude, car en traversant une plus petite distance dans l’atmosphère, ils ont moins de chances d’être interceptés par des molécules d’ozone.

La quantité d’UV-B augmente d’environ 4 % à tous les 300 m de dénivelé. Les UV sont réfléchis par l’eau (5 %), le sable (20 %), l’herbe (5 %) et surtout la neige (85 %). L’indice UV est une échelle de mesure de l’intensité du rayonnement UV du Soleil, et du risque qu’il représente pour la santé.

Le trou dans la couche d’ozone est ainsi potentiellement dangereux en raison de la nocivité importante des ultra-violets.

L'ultra-violet

© Paul Wright

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Daniel Buren, artiste provocateur

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Pour beaucoup, le nom de Buren évoque les colonnes érigées en 1985 dans la cour d’honneur du Palais-Royal à Paris. Daniel Buren

Lorsque le Ministre de la culture Jack Lang lui confie la mission de réaménager les 3.000 m2 d’un espace détourné par les fonctionnaires du Conseil d’Etat en parking, Daniel Buren présente un projet constitué de deux plateaux (c’est le nom de l’installation dite les Colonnes de Buren) distincts sur lesquels figurent un alignement de 260 polygones de marbre de taille inégale, striés de blanc et de noir. Il comprend également une fontaine souterraine et un jeu de lumières.

Les Parisiens s’accomodent mal du mélange des genres architecturaux. De nombreuses innovations, très décriées lors de leurs inaugurations (tels le Centre Pompidou en 1977 ou la pyramide du Louvre en 1989) on su avec le temps trouver leur place au sein d’une ville en transformation. Les habitants et les touristes ont finalement su se les approprier.

Daniel Buren, artiste provocateur

© theballoondiary.com

En 1986 cependant, une violente polémique éclata. Elle posait la question de l’installation d’une œuvre contemporaine dans un site historique classé?

Les opposants aux colonnes de Buren reprochaient à l’Artiste et au Ministre de défigurer le lieu. Les pro-Buren les qualifiaient de passéistes. Le débat fût passionné: pétitions des riverains, courriers, questions parlementaires, graffitis et insultes sur les palissades du chantier. Une bataille judiciaire s’ouvrit qui mena à l’arrêt des travaux en février 1986. Le mois suivant, les élections législatives conduisirent à une cohabitation. L’épineux dossier dût être géré par l’opposition. Buren se défendit en évoquant la possibilité de finir l’œuvre, de voir les réactions qu’elle allait produire et selon sa réception par le public de la détruire, ou non. Le nouveau ministre de la Culture, François Léotard, décida finalement l’achèvement du chantier en raison du droit moral de l’artiste.

Mais Daniel Buren est bien plus qu’un simple provocateur.

Daniel Buren, artiste provocateur

Le style Buren

Sorti de l’École des Métiers d’Art, il oriente dès les années 1960 son travail vers une économie des moyens artistiques.

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