Les 4 saisons de l’apiculture

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L’Automne

Septembre-Novembre

A l’automne, les miellées se raréfient. La dernière récolte d’été a été faîte par l’apiculteur. Dans la ruche, l’hivernage se prépare.

Les 4 saisons de l'apiculture

© Rhône apiculture

Pour les abeilles

Les derniers faux-bourdons sont sacrifiés.

La Reine, stimulée par les apports de pollen frais de fin d’été, reprend sa ponte qu’elle avait réduite ou presque arrêtée. En cas de disette, l’apiculteur pensera à nourrir sa colonie pour stimuler cette ponte essentielle. En effet, il faut absolument remplacer les abeilles d’été – à la durée de vie plus courte – par des abeilles qui traverseront la saison hivernale: les abeilles d’hiver.

Les abeilles butineuses profitent des derniers beaux jours pour compléter les provisions de la ruche.

Les jours diminuent, le temps rafraichi, les premières gelées apparaissent. La pluie tombe fréquemment. De mois en mois, la ponte de la Reine va alors en s’amenuisant. La colonie trouve son point d’équilibre. Sur la planche d’envol, l’activité se réduit.

Durant cette période de repli, les abeilles sortent très peu: à la faveur d’une belle journée ensoleillée, elles feront leur vol de propreté.

Pour l’Apiculteur

Dès le début du mois de septembre, il est impératif d’effectuer une visite d’automne détaillée, en vérifiant les mêmes paramètres que pour celle de printemps.

La nature de la ponte, le volume des réserves de la ruche et son état sanitaire sont les trois points fondamentaux de la visite.

La ponte

En automne la population de la colonie diminue.

Afin de faciliter le travail des abeilles pour maintenir une chaleur idéale autour de la Reine, l’Apiculteur place une ou deux partitions (planches en bois pleines ayant la forme d’un cadre) de part et d’autre de la grappe d’abeilles pour réduire la surface à chauffer devenue inutile.

Les réserves de la ruche

La colonie doit disposer de réserves suffisantes pour aborder les longs mois d’hivernage (entre 15 et 18 kgs de miel dans le corps de la ruche). Elle doit également les défendre des pillages des prédateurs extérieurs.

L’état sanitaire de la ruche

L’apiculteur vérifie que ses abeilles sont exemptes de symptômes de maladies. En cas de doute, il alerte l’agent sanitaire du secteur.

Pour rendre l’hivernage de la colonie moins difficile, il est essentiel de vérifier qu’elle soit bien protégée contre l’intrusion de rongeurs (en plaçant les grilles d’entrée réduisant les trous d’envol), contre l’humidité (en isolant la ruche du sol), contre le vent (en veillant à fixer le toit de la ruche avec une cordelette ou une grosse pierre) et contre le froid (en plaçant une feuille d’isolant thermique sous le couvercle du toit). Enfin, la ruche sera légèrement inclinée afin de favoriser l’évacuation de la condensation et d’éviter que les déchets s’accumulent au fond de la ruche).

A compter du mois de novembre, la colonie ne nécessitera plus qu’une surveillance régulière.

Enfin, c’est pour l’apiculteur une période plus calme qui lui permettra – s’il n’en a pas encore eu l’occasion – de procéder à la filtration et la mise en pot du miel récolté à la fin de l’été. Il pourra aussi proposer à la vente des produits confectionnés à base de miel (nougat, pain d’épice, bonbons au miel) et se consacrer à la promotion de ses produits sur un site internet ou dans sa boutique en vente directe.

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© un photographe du web

Les 4 saisons de l'apiculture

© Montguichet

Rdv en décembre pour découvrir les Activités d’hiver au rucher.

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2 Commentaires "Les 4 saisons de l’apiculture"

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Visiteur
Fred
17 septembre 2015 12 h 20 min

Super article. Clair et précis

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