Karl Von Frisch

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C’est à l’éthologue autrichien Karl Von Frisch que l’on doit la description du langage des abeilles et la compréhension de leurs danses.

Lorsqu’il publie en 1953 son ouvrage Vie et moeurs des abeilles, il ne se doute pas qu’il vient d’écrire un grand classique de la littérature scientifique et apicole. Dans ce livre essentiel, il expose non seulement les résultats de travaux majeurs, mais également les méthodes expérimentales qui lui ont permis de les fonder, dans un champ mystérieux et peu connu : celui du comportement des insectes.

Ces travaux importants et novateurs seront couronnés par le prix Nobel en 1973.

 Karl Von Frisch

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Le Frère Adam

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Le Frère AdamLe Frère AdamKarl Kehrlé est la plus contemporaine des grandes figures de l’Apiculture.

Il est né à Mittelbiberach (Allemagne), en 1898. A 12 ans,  il rejoint la communauté de moines Bénédictins de Buckfastleigh, dans le Devonshire (Angleterre).  Il devient Frère Adam. L’Abbaye possède un rucher. En raison de sa santé fragile, on confie  le Frère Adam au moine en charge de la production apicole. A sa mort, Karl se verra confier l’entière responsabilité du cheptel.

En 1915, un épidémie d’acariose dévaste les colonies de l’Abbaye. Le commerce de reines-abeilles italiennes au travers de l’Europe est courant à cette époque et les individus importés sont les seuls qui survivront à la maladie. Le Frère Adam se lance alors dans le projet de sa vie – afin de renouveler le cheptel et de réduire ses risques de destruction.

Le Frère Adam a ainsi marqué l’histoire de l’apiculture. Il a consacré sa vie a créer la première abeille hybride.

Le Frère Adam

Charlotte Dumas

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Jean-Baptiste Voirnot

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JJean-Baptiste Voirnotean-Baptiste VOIRNOT est un apiculteur Lorrain de la fin du XIXe siècle, promoteur de l’apiculture moderne et inventeur de la ruche Voirnot encore largement utilisée de nos jours.

Jean-Baptiste Voirnot est né le 29 avril 1844 à Moivrons (Meurthe-et-Moselle, France) dans une famille modeste.

Ordonné prêtre le 13 août 1871, il devient en 1872 curé de Villers-sous-Prény, village de 350 habitants et paroisse réputée difficile.
C’est ici qu’il va pratiquer l’arboriculture et l’apiculture. Alors qu’à son époque, les ruches n’étaient faites que de paille tressée ou en botte, l’Abbé Voirnot va dresser les plans pour la construction d’une ruche de forme cubique (41 x 41 x 41cm) très rationnelle, faite de planches de bois. Pour des raison commerciales et de standardisation elle a été ramenée à 41 x 43 x 41cm. Cette ruche porte toujours aujourd’hui son nom.

Jean-Baptiste Voirnot

Deux ruches Voirnot et une Dadant © un photographe du web

Doué d’une prodigieuse énergie et d’un caractère entier, l’abbé Voirnot publiera des ouvrages d’apiculture et entreprendra même plusieurs voyages à l’étranger (Belgique, Allemagne, Algérie) pour la promotion de l’apiculture et de sa ruche.
La fin de sa vie est malheureusement assombrie par les luttes âpres que se livrent dans son village les partisans de l’église catholique et les anticléricaux. En 1899, son traitement de curé est supprimé.

Malade, il s’éteint à l’hospice de Ludres le 30 décembre 1900, âgé de 56 ans.

De nos jours, on trouve la ruche Voirnot principalement dans les pays de l’Est tout comme dans certaines régions de France: Les alpes, toute la région EST, mais aussi en Suisse et en Allemagne et dans les pays d’Afrique du nord. En règle générale, dans toutes les régions froides la ruche Voirnot montre une adaptabilité hors du commun.

Le rucher du Père VoirnotAu cœur d’un village traditionnel lorrain, la vie de l’abbé Jean-Baptiste Voirnot, apiculteur révolutionnaire de la fin du XIXe siècle.

 

Quand, en 1871, Jean-Baptiste Voirnot, jeune séminariste, s’installe au presbytère d’un village du vignoble lorrain, il se prend de passion pour son jardin, pour les arbres fruitiers, la vigne alentour, mais plus encore pour les abeilles. Au point d’en oublier la haine que lui réservent certains de ses paroissiens. Pendant que ces derniers se déchirent entre cléricaux et anticléricaux, lui se réfugie dans l’étude méticuleuse d’un nouveau modèle de ruche révolutionnaire qui porte, aujourd’hui encore, son nom. Roman solaire d’une vie dévolue aux abeilles et chronique savoureuse d’un village lorrain, Le Rucher du père Voirnot est une invitation à entrer dans le monde des passions.

 

Le Rucher du Père Voirnot, Frédérique Volot, 324 pages – Mai 2011 (19 €)

Charles Dadant

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Charles Dadant

Charles Dadant

 

drapeau francaisCharles DADANT (1817-1902) est né à Vaux-sous-Aubigny (France).

Il mourut à Hamilton (USA), ville où il émigra en 1863 afin d’y fonder une exploitation viticole. Cet espoir ne se concrétisa pas.

Ses rencontre avec Moses Quinby (Apiculteur) et PAIX DE BEAUVOYS (inventeur de la ruche à cadres mobiles) furent des étapes marquantes de sa vie et l’incitèrent à poursuivre en Apiculture.

A la fin de la guerre de Sécession, Charles Dadant crée son premier rucher. Il débute avec 9 colonies et parcourre le Mississippi avec son fils pour vendre son miel et la cire à bougies extraite de ses ruches.

Lorsqu’il fonda à Hamilton une des première usines de fabrication de matériel apicole, DADANT adopta le système des ruches à cadres mobiles (l’Apiculture dite mobiliste est relative aux cadres amovibles, qui s’oppose à l’Apiculture fixiste où les bâtisses de cire sont figées, comme les abeilles les construisent dans la nature)

Il inventa un modèle de ruche qui porte encore son nom.

Pour populariser ses idées apicoles, DADANT racheta le  journal AmericanBee fondé en 1861 par Samuel WAGNER.  Parlant Français et Anglais, Dadant devint un pont entre les cultures apicoles anglophones et francophones.

Il sympathisa avec le révérant LANGSTROTH et traduisit en français son fameux livre “The Hive and the Honey Bee” (la ruche et le miel). Il fit aussi faire des traductions en Italien Polonais et Russe. Il le défendit contre ceux qui disaient que LANGSTROTH n’était pas le véritable inventeur du cadre mobile.

Dès 1878, DADANT milita, aussi bien aux Etats Unis qu’en Europe, pour que le miel ne soit pas “trafiqué” par diverses adjonctions d’eau, de sucre ou autres produits.

Après la première guerre mondiale le fils de Charles Dadant aida la Belgique à reconstruire son Apiculture. Il fut pour cela décoré par le Roi ALBERT de Belgique.

Les apiculteurs Américains ne connaissent pas vraiment DADANT. La plus part d’entre eux utilisent des ruches LANGSTROTH. La France fut plus sensible à ses  ruches en partie à cause de l’effet « le petit français qui a réussit en Amérique ».

Charles DADANT est aujourd’hui considéré comme l’un des fondateurs de l’apiculture moderne.

Quelles sont les caractéristiques de la ruche DADANT?

La ruche DADANT est une caisse en bois de forme carrée à toit plat ou chalet sur laquelle peuvent s’emboiter une ou plusieurs hausses. Elle peut produire en moyenne 40 kg de miel.

Charles Dadant Charles Dadant

 

La caisse de 15 kg, en pin ou en sapin, est composée de plusieurs éléments superposés indépendants.

      On trouve parmis ces éléments:

  • le toit ou chapeau, recouvert de tôle
  • le plateau : couvre-cadre muni d’une ouverture de 5 cm pour nourrir les insectes en période de froid,
  • une hausse démontable avec théoriquement 9 petits cadres : « le grenier à miel »,
  • le corps de la ruche : y sont entreposés 10 cadres (42 cm × 27 cm) préalablement remplis de cire gaufrée, le cadre peut être droit ou de type Hoffmann
  • le plancher : en général, c’est un fond grillagé
  • le trou de vol constituant l’entrée et la sortie de la ruche.

Dans le commerce, il est possible de trouver des ruches Dadant en bois, en plastique ou en grès; à 10 ou à 12 cadres.

Ce modèle de ruche a perduré dans le temps. Il reste aujourd’hui le modèle standard le plus plébiscité par les apiculteurs à travers le monde et le pus vendu en France.

Si la ruche DADANT t’a convaincu et que tu souhaites investir dans ta première ruche complète et montée, compte environ 200 euros dans les magasins apicoles spécialisés.

Pour découvrir les autres types de ruches, je t’invite à consulter les articles sur LANGSTROTH, WARRE et VOIRNOT.

Aristée, Dieu des Jardins

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Dans la mythologie grecque, Aristée est un héros, fils d’Apollon et de la nymphe Cyrène, associé à l’activité pastorale et à l’agriculture.

Virgile relate qu’il fut élevé par les nymphes qui lui apprirent à cailler le lait, à cultiver les oliviers, et à élever des abeilles. Amoureux de la Dryade Eurydice, il fut cause de sa mort, en la poursuivant de ses ardeurs le jour de ses noces avec Orphée : comme elle fuyait devant lui, la malheureuse n’aperçut pas sous ses pieds un serpent caché dans les hautes herbes. La morsure du serpent lui fût fatale.

Pour la venger, les nymphes – ses compagnes – détruisirent le rucher d’Aristée. Sa mère Cyrène, dont il implora le secours afin de réparer cette perte, le mena consulter Protée, qui lui conseilla d’apaiser les mânes d’Eurydice par des sacrifices expiatoires.

Docile, Aristée, immola quatre jeunes taureaux et autant de génisses. Il en vit sortir une nuée d’abeilles qui lui permirent de reconstituer ses ruches et de transmettre l’art de l’Apiculture aux Hommes. 

Aristée, Dieu des Jardins

VIRGILE, Géorgiques

Saint-Ambroise, patron des apiculteurs

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La Saint-Ambroise, c’est aujourd’hui!

Qui était Saint-Ambroise?

Saint-Ambroise, patron des apiculteursAurélius Ambrosius est né à Trèves (Italie) en 340.

Il est issu d’une famille de la noblesse Romaine, Chrétienne depuis plusieurs générations.  Son Père était Préfet de la province de Trèves, considéré comme un des plus hauts fonctionnaires de son époque.

Après la mort prématurée de son père, sa mère retourna avec ses trois enfants à Rome où Ambrosius bénéficia de la solide formation en philosophie, en rhétorique et en littérature qui était celle des milieux cultivés de son temps.

Puis, conformément à son éducation et à sa tradition familiale, il entra au service de l’Etat. Ces capacités évidentes lui valurent une ascension rapide.

En tant que Gouverneur de la Province d’Emilie-Ligurie, il était aussi responsable du maintien de l’ordre public. Lors de l’élèction du successeur de l’Evêque de Milan, deux fractions opposées ne parvenaient pas à se mettre d’accord sur le nom du candidat à élire et faisait du chahut. Ambroise intervient alors pour aplanir le différend. Un enfant s’écrie alors “Ambroise Evêque!” et tous se seraient alors mis spontanément d’accord.

Politique et Religion étant à cette époque intimement mêlés, Ambroise hésita à accepter cette fonction, puis en prit son parti malgré son inexpérience théologique.

Tant qu’il vécut, il fut la grande voix de l’Église en Occident. Ce fut lui qui traça pour les chefs d’États chrétiens, la ligne de conduite qu’ils eurt à tenir: ils devaient, selon lui, apporter l’aide de l’État aux chrétiens, et la refuser, sans pour autant les persécuter, à ceux qui ne l’ étaient pas. A de nombreuses reprises, il fit preuve d’une remarquable efficacité pour défendre les droits de l’Eglise face aux Empereurs Romains.

Il fut avant tout un pasteur préoccupé du bien des âmes. Sans cesse il prêcha pour les instruire, les détourner de l’erreur, les porter à la piété; il introduisit dans les églises latines l’usage grec de chanter des hymnes.

Patron des Apiculteurs

Enfant, Ambroise unit très tôt son destin avec celui des abeilles : un jour qu’il dormait dans son berceau, un essaim d’abeilles survint et recouvrit sa figure et sa bouche.  Il semblait que les butineuses entraient dans sa bouche et en sortaient. Elles reprirent finallement leur envol et s’élevèrent en l’air à une telle hauteur que l’œil humain n’était plus capable de les distinguer. Son père, témoin impuissant de la scène déclara : « Si ce petit enfant vit, ce sera quelque chose de grand ». Ambroise mourut à l’âge de 57 ans.

Il est depuis considéré comme le protecteur des Abeilles et le patron des Apiculteurs. Il est fêté le 7 décembre, date de son ordination.

Alors pour être dans le ton, allumons une très jolie bougie en cire d’abeille Apis Cera et faisons une petite prière d’intention à Saint-Ambroise pour qu’il veille de près sur nos petites Abeilles qui en ont bien besoin!

De passage à Milan, ne manque pas d’aller visiter la Basilique Saint-Ambroise. J’y suis allée récemment, c’est une merveille…