Les 4 saisons de l’Apiculture

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Le Printemps

Mars-Mai

 

En mars, la nature se réveille. En-dessous de 11°, les abeilles restent au chaud à l’abri de leur ruche.

Les jours commencent à rallonger, le soleil est plus chaud, la température extérieure augmente, malgré certaines journées encore froides. La flore disponible se diversifie.

Durant les mois d’avril et mai, les beaux jours s’installent: le soleil rayonne, la végétation atteint son paroxysme et les fleurs explosent de milles couleurs.

Les 4 saisons de l'Apiculture

© un photographe du web

Les arbres fruitiers sont prêts à être fécondés par les butineuses. Dans les ruches, c’est l’euphorie.

Pour les Abeilles

Il est temps que la colonie reprenne son essor, car les abeilles d’hiver (celles nées entre le mois de septembre et de novembre) arrivent au terme de leur vie et la population s’amenuise.

La Reine recommence à pondre. Les abeilles d’été vont remplacer les “vieilles abeilles”.

Pour cela, la colonie éprouve un besoin important en pollen et en miel. Elles puisent dans leurs réserves et commencent à en prélever dans la nature, en effectuant leur travail de pollinisation sur les floraisons les plus précoces. Ces apports sont essentiels au bon développement de la colonie.

Les miellées vont s’enchainer. Certaines récoltes telles que le colza, l’acacia, le thym ou le pissenlit seront rapidement prêtes. D’autres – plus tardives (bruyère, lierre, arbousier) – se préparent.

Les mois d’avril et mai sont les périodes des premiers essaimages.

Un essaimage est une division naturelle de la colonie lorsque celle-ci se trouve trop à l’étroit dans la ruche pour s’y développer correctement.

Pour l’éviter et permettre l’accroissement de son cheptel par la mise en place d’une nouvelle ruche, l’Apiculteur doit être très vigilant et collecter tous les indices (nombreux individus, couvain étendu, nouvelles cellules royales en cours de fabrication…) qui lui indiquent qu’un essaimage se prépare.

Il ne peut y avoir qu’une Reine dans la ruche. La préparation de cellules royales par les ouvrières indique donc une préméditation de régicide^^ (si la Reine est jugée par les abeilles comme “débile” ou trop vieille) ou une intention proche d’essaimage. C’est alors la vieille Reine qui quittera la ruche avec la moitié environ de la colonie.

 

Pour l’Apiculteur

Dès le mois de mars, l’apiculteur profite d’une belle journée ensoleillée, sèche et sans vent, pour effectuer sa première visite de printemps. Il les renouvellera toutes les 3 semaines environ durant le printemps, pour surveiller que les colonies se développent correctement.

Avant un période d’intense activité qui va durer 6 mois, l’apiculteur amorce une phase d’observation fondamentale.

Il observe l’état général de son rucher, puis il ouvre ses ruches pour obtenir le maximum d’informations sur son développement hivernal, afin de mettre en place les éventuelles actions correctrices.

Cette visite lui permettra d’évaluer l’état de ses colonies: ont-elles passé l’hiver? Sont-elles fortes?

Les 4 saisons de l'Apiculture

© Charlotte Dumas

Les axes principaux d’observation sont:

l’évaluation de la population de la ruche: à cette période, les abeilles sont peu nombreuses. Sur les 10 cadres qui composent la ruche, les abeilles se sont rassemblées sur 3 à 5 d’entre eux, pour maintenir une chaleur maximum dans la ruche.

la ponte: la présence de couvain operculé ou de larves indiquent que la Reine est bien vivante et en bonne santé. Son cycle naturel est lancé. La Reine va pondre alors jusqu’à 2.000 œufs par jour. La population de la ruche va croitre rapidement dans les semaines qui suivront, pour atteindre environ 50.000 individus dès avril-mai.

Si la ruche est orpheline (la Reine est morte) ou bourdonneuse (absences de ponte d’ouvrières au profit d’une ponte de mâles – dits faux-bourdons – uniquement) il faudra rassembler la colonie avec une autre pour la renforcer et assurer sa pérennité. Sinon, elle est condamnée.

Pour stimuler cette ponte, l’apiculteur peut nourrir ses abeilles avec un sirop composé d’eau (30%), de sucre (70%) et d’une cuillère à café de vinaigre de cidre pour leur apporter un apport nutritif supplémentaire.

les réserves de la colonie: avant d’ouvrir la ruche, l’Apiculteur la soupèse en la soulevant précautionnement par l’arrière. Un ruche lourde peut indiquer que la ruche est densément peuplée et/ou que ses réserves en miel ont été bien reconstituées par les abeilles durant l’hiver après la dernière récolte de septembre.  La ruche doit bénéficier d’une dizaine de kilos de réserves de miel pour se développer correctement durant les mois suivants. Si ça n’est pas le cas, il faudra procéder à un nourrissement lourd (au candi – une sorte de pate à sucre blanche comme celle utilisée en pâtisserie – ou avec un sirop très concentré).

A contrario, un colonie gorgée de miel, dont la Reine ne dispose pas d’assez de cadres vides pour pondre va végéter puis déperir. Les risques d’essaimages arriveront très rapidement. Près du couvain, il faudra donc lui retirer des cadres bâtis pleins de miel pour les remplacer par des cadres bâtis vides.

Les cadres retirés pourront ainsi être ajoutés à une autre colonie dans les réserves seraient déficientes, pour les compléter.

l’état sanitaire de la ruche : une ruche saine ne doit pas dégager d’odeurs à l’ouverture. Cela peut être sinon le signal d’une infection.

L’apiculteur vérifie que la ruche n’aie pas été décimée par des nuisibles ou squatteurs (petits rongeurs, coléoptères…), par des maladies, que les cadres soient bien tenus par les abeilles. Il vérifie l’efficacité de son traitement anti-varroa du mois de septembre, en évaluant le nombre de cadavres tombés sur le fond de la ruche.

Il observe enfin ses abeilles, leur intégrité physique (développement de leurs ailes, dynamisme, mobilité) et leur comportement.

Il commencera à noter les cadres à remplacer durant la saison, gardera en mémoire l’âge de sa Reine. Un marquage de couleur sur son abdomen permet cette analyse d’un coup d’oeil. Pour un développement optimal de la colonie, une Reine est changée tous les 2 à 3 ans.

Rdv en juin pour découvrir les Activités d’été au rucher.

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2 Commentaires "Les 4 saisons de l’Apiculture"

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Visiteur
Rucher de Valbon. Je t’avoue ne pas me souvenir de tous mes petits “modèles” en détail, mais je crois que la SCA produit surtout de la Buckfast! Pas sûre que… Plus
Visiteur
Samuel Dhm via Facebook
20 mars 2015 9 h 12 min

T’es certaine que c’est des buckfasts? Elles ont l’abdomen bien noir …???

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