Les habitants de la ruche: le faux-bourdon

Par défaut

PERPETUER LES GENES

Les habitants de la ruche: le faux-bourdon

Appelé faux-bourdon pour sa ressemblance avec le “vrai” bourdon (Bombus, un cousin très poilu), le mâle de la colonie n’est présent que lorsque les ressources alimentaires sont suffisantes pour tous les habitants de la ruche. Le faux-bourdon vit dans une société régulée par les femelles.

Les habitants de la ruche: le faux-bourdon

Son rôle dans la colonie faux-bourdon

Les mâles sont présents dans la ruche essentiellement au printemps. Ils ne participent à aucun travail dans la colonie.

On les trouve en plus grande quantité aux alentours du mois de juin, au moment des essaimages. En effet, la fonction connue des mâles est de féconder la Reine. La copulation se solde pour lui par la perte de ses organes reproducteurs qui restent dans le vagin de la Princesse devenue Reine. En se détachant de sa partenaire, il arrache ses organes et mourra peu après.

Dans beaucoup d’espèces animales, le mâle a tendance à chercher à féconder plusieurs femelles. Chez les abeilles, c’est l’inverse: la diversité est assurée par la multiplicité des accouplements d’une femelle.

Pendant les périodes de récolte importante, au printemps et en été, les colonies peuvent laisser entrer des butineuses qui proviennent de colonies étrangères. On appelle ce phénomène la dérive. Les mâles étrangers sont alors eux aussi accueillis. Contrairement aux ouvrières qui sont inféodées à une colonie, les faux-bourdons peuvent aller de ruche en ruche pour se nourrir, jusqu’au moment où les colonies se ferment “socialement”, faute de ressources suffisantes. Les abeilles ouvrières cessent alors de nourrir les mâles; ils sont devenus des bouches inutiles. Elles peuvent même les tuer d’une piqûre.

On ne rencontre généralement aucun mâle en hiver.

Sa morphologie

De l’oeuf à sa naissance, le développement du faux-bourdon dure 25 jours, soit 4 jours de plus que l’abeille ouvrière et 9 jours de plus que la Reine. Les cellules de mâles, plus grandes que celles des ouvrières, possèdent un opercule bombé.

Génétiquement, un mâle naît d’un ovule non fécondé. Il a donc une mère, mais pas de père. Ses demi-sœurs (les abeilles ouvrières) ne pouvant pas se reproduire, c’est lui qui est le seul dépositaire fertile des gènes de la Reine, sa mère. Il est le garant de la transmission de ses gènes.

Les habitants de la ruche: le faux-bourdon

Sa morphologie se caractérise par un corps plus trapu et plus grand que les femelles (il est presque deux fois plus lourd qu’une ouvrière), des yeux dotés d’un nombre de facettes supérieur pour mieux repérer les princesses en vol lors de l’accouplement et des antennes plus longues. Son vol, caractéristique, est plus bruyant.

Son appareil reproducteur occupe une grande partie de son abdomen.

La sélection naturelle a dépourvu le mâle de ce qui n’est pas utile à sa mission. Il n’a donc pas de glandes cirières, ni de glandes pharyngiennes, ni de brosse à pollen. Sa langue est plus courte ce qui rend pour lui le butinage plus difficile. Le faux-bourdon ne possède pas de dard, ce qui le rend très vulnérable: il est dans l’impossibilité de piquer pour se défendre et de répliquer à une agression des abeilles ouvrières.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Donne ton avis sur cet article

Lance le débat!

100

wpDiscuz