Apprendre l’apiculture

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Mon année Apicole à la SCA

Une année de formation auprès de la Société Centrale d’Apiculture

Mes premiers pas dans le monde des abeilles ont débuté un samedi matin du mois de septembre 2013. Mon dossier d’inscription sous le bras, je mis mon réveil bien trop tôt, pris deux métros désertés à cette heure matinale et patientais dans la fraîcheur automnale 3h durant. En tête d’une longue queue serpentant à travers le Jardin du Luxembourg, j’obtins le précieux sésame: ma place en temps qu’auditrice pour la saison apicole 2014. J’avais gagné ma journée!

Après quatre mois d’impatience difficilement contenue, arriva enfin la  » rentrée « .

Dans une ambiance studieuse, j’eû le sentiment de retourner sur les bancs de la fac, option bio (j’avais dû me tromper à l’inscription?). Mais comment anticiper les besoins d’êtres vivants si fragiles et si complexes, si on ne sait pas qu’ils sont composés de chitine et d’hémolymphe, qu’ils possèdent des systèmes digestifs et reproductifs admirables et que les faux-bourdons naissent orphelins de père?  Je remerciais alors mes parents de m’avoir incitée à prendre option grec au lycée. Ces notions me furent très utiles pour être capable d’orthographier des mots barbares tels que la « parthénogénèse arrhénotoque », la « melezitose » ou autre « prophylaxie ».

J’élargi dans le même temps ma bibliothèque apicole. Si je ne devais emmener que deux de ces ouvrages sur une île déserte, je prendrai l’indispensable Traité Rustica de l’Apiculture et le très édifiant Abeille  et  le  Droit de Jean-Philippe Colson.

Puis arriva la belle saison. J’enfilais pour la première fois ma tenue immaculée et je m’approchais des ruches. Je découvris les ruchers urbains du Luxembourg, du parc Georges Brassens et les grands espaces verdoyants des Parcs Valbon et de la Poudrerie. J’eu la chance d’y observer des essaimages, des reines fugueuses rattrapées à la main. Je fis plusieurs récoltes et extractions à la miellerie. Je trempais mon doigt dans le miel chaud et m’en délectais.

J’attendais le baptême du feu avec inquiétude: je subis ma première (et même ma deuxième!) piqûre, qui me permit de conclure que je n’étais pas « immédiatement » allergique.

La belle saison fût aussi propice aux rencontres, au partage lors des nombreux pique-niques rythmant nos sorties; elle fût synonyme de bols d’air pur et d’expériences gourmandes autour du miel, notre délectable récompense.

J’aime les abeilles. Je les trouve effrayantes, fascinantes, nécessaires, émouvantes et si jolies. Les reflets dorés du soleil sur leur chitine rayée me bouleverse. Quand j’observe leurs ailes si délicates, leurs soies denses, j’ai envie de les caresser.

Les photographier est une passion.

Les protéger est mon engagement. A mon palmarès de « militante de la cause apicole » aujourd’hui, je suis très fière d’accrocher: la plantation d’un balcon parisien avec des fleurs mellifères, la promotion active du miel de Paris, le recrutement d’un postulant-Auditeur pour la session 2016…!

Mon diplôme apicole fait bien sûr la fierté  de mon entourage. Il m’ouvre surtout un prochain rêve: constituer mon propre rucher.

Un grand merci à toute l’équipe de la S.C.A pour son accueil, la transmission de son savoir précieux et toute sa bonne humeur durant ses instants partagés.

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Si tu souhaites te renseigner sur les activités de la SCA et pourquoi pas tenter une inscription pour les prochaines sessions de formation, contacte l’Association ou consulte son site internet:

41, rue Pernety
75014 Paris

Tel: 01.45.42.29.08

E-mail : societecentraleapiculture@orange.fr

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