Couleurs : le nuancier Pantone

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Dans les années 1990, Pantone invente un nouveau procédé de séparation des couleurs d’imprimerie : l’hexachromie.

Ce principe permet à deux interlocuteurs de se retrouver dans la multitude de couleurs existantes et de définir avec exactitude à l’un comme à l’autre la couleur désignée.

Pantone a fait du chemin depuis sa création. En 1866, la petite société du New Jersey fabriquait des nuanciers pour les fabricants de cosmétiques.

Le nuancier Pantone est aujourd’hui devenu un « univers » une référence utilisée dans le domaine de la conception graphique et dans l’imprimerie. Connu par le plus grand nombre, il est même rentré dans le dictionnaire. Sensé simplifié notre quotidien, il répond aujourd’hui à des codes de plus en plus complexes.  

L’idée de base est de fournir aux imprimeurs la gamme la plus large possible de couleurs pures.

Le nuancier Pantone®

Contrairement à la quadrichromie (CMJN) où les couleurs sont imprimées une par une (leur synthèse soustractive rendant finalement la couleur voulue), les couleurs de ce système sont obtenues à partir d’encres mélangées par le pressier avant d’imprimer.

Le nuancier, que les imprimeurs appellent aussi pantonier, comprend près de 1 000 teintes.

La gamme Pantone possède 3 sortes de nuanciers : le Pantone C – réservé à la teinte du papier couché, le Pantone U – pour le papier non couché, le Pantone M – réservé au papier mat.

Ces  teintes sont des couleurs normalisées et référencées dans un échantillonnage qui donne les proportions de chacune des dix teintes de base. Certaines couleurs sont obtenues soit avec deux primaires (une teinte pure et un dopage soit transparent pour éclaircir, soit noir pour assombrir), soit avec trois primaires (deux teintes et un dopage), soit avec quatre primaires (trois teintes et un dopage). Les couleurs de base ont été portées de 10 à 15 dans les années 2000. 

Le nuancier Pantone®

Le nuancier est désormais également étoffé avec des teintes fluorescentes et des nuances intermédiaires qui obligent à passer de trois à quatre chiffres le codage des couleurs supplémentaires. Pour garder la compatibilité en amont, les couleurs du premier nuancier continuent à être codées sur trois chiffres. Ainsi le Pantone 3005 est une nuance intermédiaire entre le Pantone 300 et le Pantone 301.

En support de la production de ces couleurs, il y a les guides, feuilles cartonnées de 15 × 5 cm imprimées d’un côté avec une série de couleurs de même tonalité, et reliées en opuscule. Une page donne par exemple toutes les variantes de jaune, du clair au foncé. Les livrets sont réimprimés annuellement pour éviter que les couleurs ne se délavent avec le temps.

Les valeurs Pantone sont devenues une telle référence que le Parlement écossais a débattu en février 2003 d’une mesure qui fixerait la couleur du drapeau à un Pantone 300, c’est-à-dire un bleu roi.

Il existe des nuanciers pour différents types de matériaux. Ainsi, depuis peu, les couleurs Pantone sont aussi utilisées dans l’industrie du textile (Pantone for Fashion and Home) et dans l’industrie du plastique.

Pantone inspire-t-il ou rend-il fou?

Classement périodiques des objets by Inka Mathews

Humanae, le Pantone humain by Angelica Dass

Les coulisses de l’univers Pantone by James Chororos (auteur des images de cet article)

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