Marrons et châtaignes, savoir les distinguer

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Marrons et châtaignes, savoir les différencier

Lorsqu’on se promène sur un sentier de randonnée, il existe de nombreuses opportunités de cueillir ou de ramasser des fruits dans les vergers, le long des clôtures, dans les forêts.

Un marcheur déshydraté et en manque de sucre ou bien tout simplement gourmand frugivore, pourrait bien craquer tel Adam devant la pomme. Quelles sont les possibles conséquences de ce chapardage? 

 

La tentation des fruits défendus

Quelle est en France la réglementation sur la propriété des fruits?

Il est interdit de cueillir un fruit sur un arbre même lorsque les branches de celui-ci dépassent sur la voie publique. Le faire sans l’autorisation de son propriétaire sera alors considéré comme un vol.

Si la propriété n’est pas cloturée, il est par contre tout à fait licite de ramasser les fruits tombés de ce même arbre.  

Une fois les doutes légaux écartés il s’agit maintenant de ne pas ramasser pour notre consommation de fruits impropres à la consommation.  Ainsi, la châtaigne et le marron – fruits comestibles du Châtaignier – ne doivent pas être confondus avec le marron d’Inde – fruit toxique du Marronnier d’Inde.

Comment distinguer un marron d’une châtaigne?

Dans les deux cas, il s’agit du fruit du Châtaignier. Leur bogue épineuse est délicate; elle contient un ou plusieurs fruits de formes plus ou moins hétéroclites.

La différence essentielle entre ces deux fruits réside dans l’enveloppe : si le fruit est cloisonné, c’est une châtaigne, sinon c’est un marron. Ainsi, chaque arbre porte des châtaignes et des marrons dans une proportion variable.

Les châtaigniers sont cultivés en forêt, dans des vergers ou des châtaigneraies. La castanéiculture rassemble les métiers qui gravitent autour de la production et souvent de la transformation de la châtaigne.

L’Ardèche et l’Aveyron sont de grandes régions de production de la châtaigne. Dans ces régions, la châtaigne fût pendant longtemps la base de l’alimentation humaine. On appelait d’ailleurs le châtaignier l’arbre à pain, mais aussi l’arbre à saucisses. La châtaigne servait aussi à l’alimentation des porcs. Dans les Cévennes, chaque mas avait sa clède pour faire sécher les châtaignes.

En cuisine, on réserve habituellement les marrons aux confiseries (crême de marrons, crême glacée) et autres mets fins (marrons glacés), tandis que la châtaigne sert dans les plats de tous les jours (farine, huile).

La Châtaigne d’eau, enfin, est une plante qui pousse dans l’eau et dont on mange le tubercule. Cette plante est essentiellement cultivée dans les eaux stagnantes en Thaïlande, en Chine du Sud, à Taïwan, au Japon, aux Philippines et en Inde.

La culture en dehors de ces zones se révèle extrêmement délicate, car la châtaigne d’eau à besoin d’un environnement bien précis, qui n’existe qu’à proximité de l’équateur. Autrement les rendements chutent à un niveau tel qu’ils disqualifient cette culture à une fin alimentaire.

La châtaigne d’eau est aussi cultivée au sud-est et au nord-est de l’Australie, où elle est disponible comme produit frais de juin à novembre. En dehors de cette période, on la trouve congelée ou en conserve.

La châtaigne d’eau se prête à la cuisine et ne perd pas sa consistance croustillante même après une cuisson prolongée. Sa chair blanche à un goût sucré. Elle entre dans la composition de nombreux plats de la cuisine asiatique, mais peut également être consommée crue.

L’amidon extrait des bulbes secs de la châtaigne d’eau est utilisé en Chine pour élaborer une boisson sucrée. La paille de la plante est tissée en nattes, paniers et chapeaux.

 

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